Laissons le vent tourner les pages...
Laissons le vent tourner les pages ...
Henry James, Voyage en France
samedi 27 février 2016
♥♥♥
Là je ne pouvais pas poursuivre mon chemin sans faire une halte, je les aime trop !
Dommage je ne savais pas qu'il y avait des ânes à cet endroit, sans cela j'aurais pris un peu de pain car ils sont tous venus se faire caresser et ils attendaient un petit cadeau...
vendredi 26 février 2016
Le Moulin Saint-Pierre, Les Taillades (Vaucluse)
Le moulin est intimement lié au Canal qui le borde. En effet, la création du Canal de l'Isle, puis celui de Carpentras incite Monsieur Derrive, négociant, à construire une fabrique de poudre de garance
(plante qui contient de l'alizarine, un colorant rouge). C'est au mois de novembre 1859 qu'il reçoit la permission "de détourner les eaux du Canal pour mouvoir la roue hydraulique de sa fabrique".
L'industrie de la poudre de garance est à cette époque au sommet de sa production et le Vaucluse fournit les 2/3 de la production mondiale. Toutefois cette activité amorce son déclin à partir des années 1868, avec la découverte du procédé de l'alizarine de synthèse.
Dès 1867, le Moulin, en difficulté financière, est vendu aux enchères, puis change souvent de mains.
En 1874, deux minotiers des Taillades acquièrent le moulin et le transforment en un moulin à farine et le gardent jusqu'en 1881.
Après avoir connu d'autres propriétaires, le Moulin devient la propriété du Syndicat du Canal Mixte en 1891. Celui-ci le loue à la famille Blanc de 1894 à 1970 date à laquelle l'activité du moulin à farine cesse.
Les locaux sont ensuite loués à des usagers divers.
Enfin le 29 octobre 1981, la municipalité des Taillades achète le moulin au Syndicat du Canal.
Le Moulin à farine...
À l'intérieur de la partie appelée "moulin à farine" se trouvaient en sous-sol les engrenages et l'emplacement des meules qui servaient à transformer les grains de blé en farine.
Les meules
C'est la partie la plus importante du moulin. On oblige le meunier à les enlever lorsqu'il arrête son activité. La meule étant formée de deux pierres rondes, taillées dans le silex d'Eygalières (silex noir au cente).
La pierre du dessus était appelée meule dormante.
Celle du dessus était appelée meule tournante car elle tournait, entraînée par un axe vertical.
La meule était gravée de petits sillons pour mieux écraser les grains.Lorsque ces sillons étaient usés, le meunier "rhabillait" la meule en regravant les cannelures avec un marteau pointu appelé localement "mailloche".
La roue
Roue à aubes, elle permettait d'actionner les meules grâce à l'énergie fournie par l'eau du canal.
Actuellement elle tourne à vide et elle est le symbole du passé industriel du village.
Elle a un diamètre de 8 mètres, sa largeur est de 6 mètres et elle est composé de 24 aubes.
L'engrenage
Aujourd'hui, la roue dentée, placée au centre du rond-point de l'entrée du village, était l'entraînement primaire qui, en jonction directe avec la roue à aubes, était à la tête du jeu d'engrenages (existant toujours dans le sous-sol du moulin).
Lors du terrible hiver de l'année 1956, l'engrenage originel, datant de 1859 a été détérioré par le gel. Par chance le moule d'origine avait été conservé dans la fonderie de Saint-Dié (Vosges) et ceci a permis de refaire la roue rigoureusement à l'identique.
D'un diamètre de 3,30 mètres, d'une épaisseur de 0,23 mètres et pesant 4 tonnes, cet engrenage, érigé au centre du rond-point, devient ainsi la "Mémoire du Moulin".
Lu ici pour vous... je ne sais pas pourquoi on met les panneaux toujours trop haut !!!
Bonne lecture si vous pouvez lire !!!
dimanche 31 janvier 2016
Une journée aux allures de printemps ...
....Et pourtant nous sommes encore en janvier !
Je n'ai pas résisté à l'envie d'une escapade dans la colline toute proche. Les abeilles sont déjà au travail dans les fleurs d'amandiers et les papillons virevoltent par couple sur les orchidées sauvages qui pointent leur nez dans la mousse tendre de la garrigue.
Après une petite grimpette qui me donne chaud, la lumière m'aveugle, d'un côté, en contre-jour les Alpilles sont habillées de bleu brumeux, mon regard cherche de l'autre côté la petite Chapelle
Saint Sixte que j'aperçois au loin par-dessus les toits du village. Plus loin encore, les monts du Luberon et la colline Jacques avec Cavaillon au creux de la vallée, je n'arrive pas à apercevoir vraiment le Mont Ventoux. En redescendant de mon point d'observation, je décide de passer de l'autre côté de la colline par le petit sentier qui se dessine en contrebas de la Tour du Prieur, ancien moulin à vent découronné, ancien pigeonnier, privilège réservé aux curés d'autrefois.
La draille qui me semblait si nette d'en face devient plus périlleuse en grimpant au milieu des rochers.
Une grosse roche en forme de silex est complètement couchée sur la façade rocheuse, j'hésite et décide de rebrousser chemin pour prendre à travers la garrigue plus haut. Je rencontre des marcheurs qui montent par le chemin d'où je viens et opte de les suivre finalement. Arrivée à nouveau devant l'obstacle, je passe à quatre pattes par la fente entre les deux rochers et continue ma route à flanc de colline. Enfin le sommet est là, au pied de la Chapelle des Pénitents et de l'Eglise Saint Laurent.
Fini pour aujourd'hui de me prendre pour la chèvre de Mr Seguin !
mardi 19 janvier 2016
Mes collines
Il y a quelques jours, une petite balade pour prendre l'air et me dégourdir les jambes.
Que la colline est belle, mais que cette lumière est difficile à saisir en cette fin d'après-midi.
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