Laissons le vent tourner les pages...

Laissons le vent tourner les pages ...

L'herbe était parsemée de petites pierres blanches et quelques oliviers bas y poussaient. L'après-midi était d'un jaune éclatant. Je m'assis dans l'herbe, sous un des petits arbres, dont les branches n"étaient guère loin de ma tête, et je me reposai en regardant Avignon de l'autre côté du Rhône. C'était très doux, très tranquille et très agréable, bien que je ne sois pas certain que ce fût tout ce que je me serais attendu à trouver dans une semblable combinaison d'éléments : le mur d'une vieille cité comme toile de fond, un baldaquin d'oliviers et, comme couche, la terre provençale.
Henry James, Voyage en France

dimanche 3 février 2019

PARIS, trésor caché du 14e...

        Les façades des immeubles de la Cité Bauer donnent sur le petit Square Alberto Giacometti

Au début de la rue des Thermopyles et de la rue Didot, un mur de l'artiste COMBO ou COMBO Culture Kidnapper #streetartisty



@combo_ck #artadventurefamily#tintin#capitainehaddock#ruedesthermopyles#urbanwalls#artbrut


                                                              Cité Bauer 


                                            M.CHAT du graffeur THOMA VUILLE





                                                        Un petit jardin partagé ...
                        et ensuite commence une allée de campagne aux portes et volets colorés







 
                                              Là bas au bout c'est la rue Raymond Losserand ...






                                             Je m'imagine la glycine en fleurs 






                                           partout des vélos ou quelques scooters 



Je viens juste de louper un joli chat dans la cour sur la gauche, pressé de rentrer au chaud chez lui 
Bon je me promets de revenir aux beaux jours, pour les fleurs, les arbres et aussi les chats !








La semaine dernière, je me suis fait un  petit plaisir d'une heure dans un planning chargé et super court ...
Il y avait  tellement longtemps que je n'étais plus retournée dans mon quartier du 14e arrondissement.
C'est là où je suis née, où j'ai vécu la moitié de ma vie et où j'ai travaillé ! Ma grand'mère habitait dans la rue Raymond Losserand, tout près, j'ai connu l'ancien village de Plaisance où il y avait encore des petites allées bordées d'ateliers d'artistes, près de la rue des Suisses. Vers la fin des années 1960, pendant les vacances d'été, des engins de destruction passèrent dans le coin et au retour, nous avions eu la mauvaise surprise de voir le coin rasé. Je raconte une histoire (vraie) sur ces années là,
http://latelierdangelo.blogspot.com/2012/10/vito-lami-de-toujours.html

C'est avec beaucoup d'émotion que j'ai commencé ma balade en ces lieux, Les souvenirs m'envahissent, je me revois jeune femme allant travailler juste à côté, rue du Moulin Vert,
puis le petit studio de la rue des Suisses, les courses rue Raymond Losserand où l'on trouvait tout,
plus tard l'atelier au 26 rue des Plantes... Mais pas que, je n'ai jamais quitté le 14e sauf le jour
où j'ai eu un coup de Mistral dans la tête et que j'ai emmené les miens vers le Sud en Provence !
Mais dans mon coeur j'y suis toujours, même si j'aime mon petit coin des Alpilles, je ne suis pas Provençale, je suis une Parigotte du 14e.

Je me retourne encore une fois sur le passage, une silhouette s'éloigne, je repars par la rue Raymond Losserand vers le métro Plaisance, le Monoprix où j'allais avec ma grand'mère est toujours là par contre le bistrot " Au Gamin de Paris" à l'angle de la rue d'Alésia a disparu... Voilà c'est fini, pour aujourd'hui, mais je reviendrai vite !

💫💫💫💫💫💫

C'est une des rares rues de Paris encore revêtue de gros pavés. Bordée de maisons de un à quatre étages, décorée d'abondantes glycines et ornée de plusieurs arches de feuillages très fleuris au printemps (désolée, aujourd'hui il fait gris et c'est l'hiver), la rue a su garder un aspect champêtre 
qui donne envie d'y rester et de flâner un peu et surtout de prendre des photos.

L'origine du nom du passage des Thermopyles : "les portes chaudes" en grec, nommé ainsi en hommage à la bataille des Thermopyles (dans le coin entre Alésia, Gergovie, Vercingétorix, on est servi) donc la rue doit son nom au choix d'un propriétaire Alexandre Chauvelot  célèbre spéculateur, qui ouvre le passage en 1859.

Historique. 
La rue des Thermopyles est à l'origine le passage des Thermopyles ouvert sur l'ancien parc du château du Maine (domaine disparu), un rendez-vous de chasse situé à la pointe nord du domaine de Sceaux.
Initialement voie privée, elle prend la dénomination de rue en 1937 et est fermée par des chaînes jusqu'en 1958. Elle devient une voie privée ouverte à la circulation le 23 juin 1959.
La rue des Thermopyles comme sa voisine la rue Léonidas, est un vestige du Plaisance loti par Chauvelot entre le milieu respectif des règnes de Louis-Philippe et de Napoléon III.
Elle s'étend actuellement entre la rue Didot et la rue Raymond Losserand (ex. rue de Vanves), mais avant 1925, alors qu'elle était un passage privé, elle partait de la rue des Plantes. Cette partie dont elle a été amputée est devenue la rue Olivier-Noyer (nom d'un propriétaire des terrains).

Sources : l'histoire de nos rues -wikipedia -
Voir aussi de jolis articles sur parisladouce
la voix du 14e -
etsionsepromenait
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